Le collège de Dakrokonssou

Le canton de Tcharé-Baou est situé à 245 km au Nord de Lomé, la capitale togolaise. Il a une population de 20 000 habitants, dont les deux tiers sont des enfants de moins de 18 ans. Dans cette région, l’activité principale reste l’agriculture (production de mil, de maïs, d’haricot, d’arachide, de sésame, d’igname, de manioc, …). C’est une région enclavé et difficile d’accès. Il n’y a, par exemple, pas de pont sur l’Anié, le plus important fleuve de la région qui traverse le canton. Lors de la saison des pluies, les pistes deviennent impraticables, et les inondations sont nombreuses. Cela complique donc davantage le statut d’enclavement de la région et rend la scolarisation des enfants difficile.

Le canton de Tcharé-Baou compte 14 écoles primaires, et seulement un Collège d’Enseignement Général qui accueille 778 élèves. De ce fait, les enfants sortant du primaire éprouvent des difficultés pour s’inscrire au CEG par manque de place. Cependant, pour envoyer leurs enfants étudier en dehors du canton, les parents manquent aussi d’argent. Beaucoup sont donc contraints d’arrêter leur cursus scolaire en fin de CM2. En 2011, un Collège d’Enseignement Général d’Initiative Locale a été ouvert à Drako-Gare et a accueilli 117 élèves à la rentrée scolaire 2012/2013. L’enseignement y est dispensé par trois jeunes diplômés de l’université. Cependant, les classes sont des hangars en chaume bâtis par la population, ce qui rend la scolarité impossible lors du mauvais temps.

Le Père Alexis Bassoma souhaite donc la construction en dur d’un bâtiment scolaire de 4 classes, d’un bâtiment administratif et l’embauche de deux enseignants de plus. Cela permettra d’assurer un enseignement de qualité, avec de bonnes conditions de travail pour les enseignants et les élèves. Aujourd’hui, 3 classes sont construites. ASF cherche donc toujours des financements pour réaliser la construction de la quatrième classe et du bâtiment administratif. L’objectif est de mieux préparer les élèves au BEPC car cela sera un atout pour le rayonnement de l’établissement. Cela sera aussi une source de satisfaction pour les populations locales qui consentent de nombreux sacrifices pour la scolarisation de leurs enfants. En effet, la population veut convaincre la Direction Régionale de l’Enseignement Secondaire de prendre le CEGIL en considération pour qu’il soit reconnu officiellement par le Ministère de l’Education Nationale.

Les parents payent l’école, et les efforts se poursuivent pour trouver l’argent nécessaire pour faire fonctionner l’établissement. Cependant, les populations locales ne peuvent pas aller plus loin dans leurs contributions financières. Ils sollicitent donc une aide matérielle mais aussi financière afin de terminer la construction en dur du bâtiment scolaire de quatre salles de classe.

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